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Vers une beauté intégrative ?

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Vers une beauté intégrative ? Dans les années 90, la femme désirait maitriser son corps, défier les affronts du temps et savait endurer une discipline militaire. Aujourd’hui, l’état d’esprit a évolué… Si rester belle le plus longtemps possible reste le fantasme absolu, les moyens se sont adoucis et les approches multipliées. Bienveillance envers soi-même, nutrition, sport, relaxation, temps pour soi… Une approche globale se dessine.


De la complexité du bien-être

Le bien-être ne s’envisage que dans un ensemble harmonieux de toutes les parties du corps ainsi que l’esprit. Il combine donc diverses disciplines. On y trouve, parmi les fondamentaux, la nutrition : manger sain permet d’avoir un corps en bonne santé mais aussi se sentir bien dans sa peau. Très tendance, ce sujet a récemment été abordé dans le best-seller « Le charme discret de l’intestin ». Il a également fait l’objet d’études, tel que le sondage Health survey for England, réalisé en 2015 sur 14 000 personnes, qui a établi une corrélation entre la consommation de végétaux et le bien-être psychologique : 33,5% des « très heureux » en mangent plus de cinq portions par jour. La plénitude atteint son apogée avec sept portions ! Inutile de souligner l’importance du sport dans le bien-être. Il a été démontré que la pratique régulière du jogging augmente notre longévité de 6,2 années (Source : Copenhagen City Heart Study – mai 2012). La qualité du sommeil est également essentielle dans la quête du bien-être ; nous y avions d’ailleurs consacré tout un numéro (#91- La nuit, nouveau territoire).
La liste des facteurs et petites choses (parfois anecdotiques) influençant le bien-être s’allonge à l’infini.
De même pour la beauté, intimement liée au bien-être global, les stratégies foisonnent…
 

Beauté holistique

La réconciliation « corps - visage- esprit » passe notamment par la prise en charge, la théâtralisation, la ritualisation… Emblématiques de cette approche globale, on retrouve les soins ou cures issus des 4 coins du monde à base d’eau (le blue lagoon en Islande, les onsens du Japon, les huttes à sudation amérindiennes ou les bains hongrois). L’eau sacrée, vecteur d’ingrédients précieux, purifie et unifie corps et esprit, relaxe, ressource.
Que ce soit dans des lieux urbains codifiés et feutrés (parenthèse enchantée d’un quotidien chargé) ou des destinations lointaines, les retraites isolées, exotiques et naturelles, les bains (d’eau, de bière, de boue ou de laine) renouent avec des prises en charge globale du corps et des sens. Ces dépaysements agrestes ou marins, « pause pour soi », mixent randonnées, jeûne, jus et bouillons, silence et musique, éveil corporel (yoga, gym), relaxation mais offrent des vacances à la peau : arrêter de penser pour rééquilibrer émotion et épiderme.
De véritables « cliniques » beauté, voyages immobiles, bulles de lâcher-prise, prennent en charge, dans une démarche complète, l’inflammation, le vieillissement, la détox, grâce à une démarche concomitante sur la nutrition, l’activité physique, la naturopathie, les soins cutanés…

Beauté rituelle

Depuis des millénaires, moults protocoles régulièrement relookés par la tendance du moment, se sont insérés dans le quotidien beauté des femmes pour tenter de comprendre et de les protéger des angoisses de l’époque. Ainsi la détox, complice des citadines actives aux pores pollués, correspond à un phénomène ancestral de purification au cours duquel on allège son alimentation. Les anglais affirment que cette pratique aurait des vertus anti-âge. De même, le régime slow cosmetic, voire le jeûne cutané, sont des rituels minimalistes censés « rééduquer » les cellules. Cela s’accompagne d’un nombre de produits restreint et d’un choix plus attentif et éclairé, signe d’un engagement de consommation raisonné et responsable, plus respectueux de la santé.
Egalement très prisées des anglo-saxons, comme des consommateurs asiatiques d’ailleurs, les boissons beauté : des solutions enrichies en collagène jusqu’aux bars à jus. Dernière initiative « juteuse » parisienne en date, Claire Courtin-Clarins, petite-fille du fondateur du groupe Clarins, a lancé C’Juice, un concept de jus frais, infusés de plantes pour raviver l’éclat de la peau, la vitalité des cheveux et des ongles. Amoureuse de naturalité, elle a demandé à un ethnobotaniste d’identifier et de doser plantes, légumes et fruits, comme on formule un produit de beauté.


Beautés alternatives

Dans la mouvance des médecines alternatives, le massage traditionnel japonais kobido, l’aculifting ou l’ostéopathie proposent de rajeunir en douceur.
Technique ancestrale chinoise combinant la pose d’aiguilles d’acupuncture en or et d’aimants à des massages, le lifting par acupuncture est une alternative au Botox® et à l'acide hyaluronique. Coup d'éclat immédiat et durable, ce soin complet du visage stimule également l’ensemble du corps et ré-harmonise l'esprit et le moral.
De même, l’ostéopathie appliquée à l’esthétique restaure la tonicité de la peau et redessine l’ovale du visage. Ainsi, par son action manuelle sur le tissu ligamentaire, musculaire et nerveux ainsi que sur les structures osseuses, l’Osthéolift® a pour but de restaurer l'équilibre des tissus et d’entrainer une réaction naturelle du corps susceptible de ralentir le mécanisme de vieillissement cutané.
 

Le pouvoir de l’esprit

Sur un chemin plus spirituel, des études démontrent les extraordinaires bienfaits de la méditation sur nos cellules et leur vieillissement : après une séance, le visage est plus serein, les traits détendus, la peau oxygénée. Se concentrer sur sa respiration pour calmer les turbulences de son monde intérieur atténue le stress oxydatif et agit sur les télomérases. Certaines mutuelles recommandent même la méditation de pleine conscience profitable aux pathologies dermatologiques en stimulant le système immunitaire. L’American Medical Association préconise d’ailleurs 30 min de méditation par jour.
A mi-chemin entre yoga et méditation, certains produits (que l’on pourrait qualifier de « feel good ») exploitent les couleurs zen, un discours déculpabilisant et offrent des propriétés béatifiantes d’efficacité et de sensorialité… Savon aux herbes ayurvédiques et à l’eau du Gange purifiée, gel douche inspiré de Buddha, crème karmique ou huile démaquillante ornée de mandalas… ils invitent à concentrer son odorat et son toucher sur leurs sensations réconfortantes pour effacer le stress de la journée.


Mieux dans sa peau

Au-delà des travaux sur l’impact positif de la méditation, de nombreuses études montrent le cercle vicieux qu’entretiennent psychisme et défauts cutanés. Si dermatite atopique ou acné accentuent le stress, certains déséquilibres émotionnels ont le pouvoir de déclencher des troubles dermatologiques… Heureusement, les soins et le maquillage assurent une prise en charge dermatologique améliorant confort de la peau et estime de soi. Panser la stigmatisation et la souffrance booste le système immunitaire : c’est prouvé !
Initialement conçus pour la bonne santé cutanée, les cosmétiques s’attachent ainsi à quantifier leur bien-être. Certains affichent même un « pourcentage de femmes dont le visage rayonne de bonheur » ou l’amélioration du bien-être et de la confiance en soi grâce à des « tests d’humeur ».

Pour en savoir plus l’évaluation du bien-être en cosmétique, lisez cet article de la rubrique Comprendre : "Objectiver le bien-être". 
 

Beauté positive

Même si la cosmétique est la science des contraires (éclaircir une peau jugée trop foncée ou alléger les effets de la gravité sur les rides), elle tente aujourd’hui une réunification, un apaisement, une acceptation de soi-même.
Adopter une marque dont les principes nous plaisent et nous font du bien permet d’ailleurs de se sentir plus belle. Nombre de marques œuvrent donc à restaurer la confiance en soi des femmes pour gagner en épanouissement. Les initiatives se multiplient, notamment au niveau digital, à l’instar de la campagne de Dove (pionnier en la matière) intitulée « une pensée qui rend belle », une campagne qui veut qu’une pensée positive a le pouvoir de changer notre regard sur notre beauté.
C’est aussi le propre de la tendance pro-âge qui cible les femmes de plus de 50 ans. Son discours prohibe l'anti-âge pour assumer les évolutions de l’apparence physique. Ses produits sont conçus pour sublimer leur capital beauté et apporter plus de douceur et de bien-être.

80% des quinquas affirment se sentir bien dans leur vie.
68% se trouvent plus épanouies qu'à 20 ans.
92% d'entre elles se sentent jeunes dans leur tête et ont l'impression d'avoir en moyenne 13 ans de moins que leur âge.
Source : Etude Ipsos/Balsamik "Quelles vies pour les femmes de 50 ans et + " 2014


Ainsi, l’état de bien-être ne se limite pas au choix des produits de beauté… Il peut aussi s’illustrer par l’approche, comme celle d’une nouvelle marque anti-âge à base de thé millénaire très pur de Chine. Parfaitement ancrée dans son temps elle : protège la forêt, développe des soins précieux mais aussi des massages inédits sur les huit méridiens du visage, un univers art de vivre complet (objets en céramique et en terre) et une initiation au mindfulness… Alors puisons dans cette beauté multiple pour que, loin des canons, nous cessions l’auto-critique féroce et cherchions tout ce qui nous fait du bien !
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