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Se réconcilier avec le temps

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Véritable pilier de croissance cosmétique, que ce soit par des moyens artificiels, préventifs ou réparateurs, l’anti-âge a, de tout temps, représenté l’enjeu majeur du soin. Préoccupation parfois obsessionnelle dès le plus jeune âge, la tendance évolue néanmoins, vers un apaisement heureux et la volonté d’assumer le phénomène de vieillissement qui n’est, en définitive, que physiologique…

Moi aux débuts : premières rides

Volonté mercantile ou réelle considération pour la consommatrice, les marques développent des gammes « premières rides » pour les 20-30 ans.
Parfois tracas d’adolescente dès 15 ans, la vraie ridule apparaît vers 25 ans, principalement due à la déshydratation. Le film hydro-lipidique, censé limiter l’évaporation de l’eau, s’altère par diminution de la production de sébum. A la vingtaine, le renouvellement cellulaire commence à ralentir, l’élasticité et la tonicité cutanées déclinent et des taches peuvent apparaître. Ainsi le teint se brouille et le relâchement s’amorce inexorablement. Sans oublier un nouveau type de ride, dû à l’accentuation du poids de la tête penchée sur un smartphone pour écrire un texto, qui marque affreusement les cous juvéniles. Parce que la perfection du cou évoque beauté et jeunesse, le marché asiatique part en croisade contre la ride text-neck !
Ce qui est rassurant c’est que tant que la ride n’est pas creusée, elle est réversible. Ainsi une autre stratégie s’impose chez les jeunes femmes : traiter les stigmates du vieillissement cutané avant même qu’ils ne soient visibles, en ralentissant le processus physiologique. Cette tendance slow age dénote une éducation précoce ou une prise de conscience pourtant contraire à l’insouciance de la jeunesse ! Ainsi aujourd’hui, les millenials, cible cosmétique mixte et prévoyante, semblent sensibilisés à l’agressivité de l’environnement sur la longévité de leur peau...

Moi contre le reste du monde : rides subies

Malgré les revendications d’action directe sur les gènes « de jeunesse » qui conditionnent la qualité des tissus de soutien, la consommatrice prend conscience que son patrimoine génétique seul n’est pas responsable de l’évolution de l’aspect de sa peau. Elle doit donc apprivoiser les obscures notions d’épigénétique (influence de l’environnement et de son histoire personnelle sur son génome), d’exposome (mesure cumulative des effets de l’environnement et de son exposition tout au long de sa vie) et de microbiome (ensemble du génome des bactéries colonisant son organisme). Ces notions se trouvent sous l’influence plus ou moins déséquilibrante les unes des autres.
Impliqué notamment dans l’inflamm’aging (micro-inflammations répétées responsables de nombreuses pathologies de l'âge comme l’ostéoporose), l’exposome (climat, pollution, comportement) est responsable de 80 % du vieillissement cutané. Et avec l'âge, l’épiderme, affiné, fragilisé, contre mal ces agresseurs (alimentation peu équilibrée, manque de sommeil, exposition à la lumière bleue, aux UV, stress, pollution atmosphérique ou tabac) qui altèrent la densité, la surface et même la couleur de la peau. Le système immunitaire cutané qui tente de maintenir l’état naturel d’homéostasie, devient source d’un cercle vicieux (libération de radicaux libres, de neuropeptides et de médiateurs pro-inflammatoires, les cytokines) qui accélère la dégradation des fibres de collagène et d'élastine, ralentit la capacité de renouvellement cellulaire, altérant la fonction barrière. Face aux effets du stress oxydatif, l’état d'inflammation s’entretient, favorisant d’autant le vieillissement de la peau et des cheveux.
Tandis qu’à un autre niveau, c’est l’usage excessif d’antibiotiques et de produits d’hygiène, les agressions mécaniques ou le climat qui font varier le pH cutané ou la température corporelle, perturbant le microbiote. Et quand cet écosystème est déstabilisé, c’est aussi la capacité de régénération cutanée qui s’en ressent.
Ces différentes facettes du vieillissement sont autant de portes d’entrée aux stratégies des marques, avec une tendance forte pour des solutions de plus en plus intégrales, proposant des cocktails d’actifs.

Moi en mieux : rides d’expression

Engendrées par la crispation répétée des muscles du front, autour de la bouche ou des yeux, on parle aussi de rides de « tristesse » (sillon nasogénien, ride du lion, rides d’amertume). Moins sollicitées, les joues présentent des rides plutôt dues à l’exposition prolongée et répétée aux UV. Ces derniers sont également responsables des taches brunes sur le visage, le cou, le décolleté ou les mains… En vieillissant, la gravité aidant, le relâchement cutané déforme l’ovale du visage. Plus fine et sèche, la peau dans son ensemble peut tirailler ou présenter des rougeurs d’irritation. Et le déplacement de la graisse sous-orbitale vers la paupière inférieure, fait apparaître des poches, parfois associées à des cernes dus à la mauvaise circulation lymphatique et sanguine. Or, un regard fatigué accentue les signes cutanés de l’âge.
Pour traiter ces stigmates, il est frappant de constater le nombre de marques qui s’inspirent du vocabulaire, des étapes (action de surface, compensation, stimulation) et des actifs de la médi-esthétique, de l’univers d’une clinique suisse ou de propos de chirurgiens plastiques. Ainsi les termes dermabrasion, peeling, laser, toxine neuro-relaxante like, acide hyaluronique, peptide de collagène ou mésothérapie ornent les packs. Ces gammes, destinées aux « phobiques de l’aiguille », promettent de rivaliser avec le résultat des pratiques médicales à savoir homogénéiser le teint, rafraîchir le regard ou combler les sillons profonds, notamment grâce à la vectorisation des actifs. Alors que d’autres se proposent d’accompagner bistouri et injections pour en préparer ou prolonger l’action.

Moi et c’est tout : rides assumées

Désirer vieillir en beauté et accepter son apparence pour gagner en bien-être, participe à l’actuelle libération de la femme. A tel point que la revendication « anti-rides » disparaît et que les marques offrent à la peau elle-même les moyens de corriger sa texture et son éclat, ses volumes et le contour du visage, pour un effet bonne santé, une harmonie globale retrouvée.
C’est dans cet élan pro-age que s’inscrit Gatuline® Renew. Cet actif anti-âge retexturisant et hydratant, est extrait d’une plante d’origine asiatique, Cryptomeria japonica. Dans ses parties terminales en bourgeons, là où le métabolisme végétal culmine, se trouvent les métabolites primaires (sucres, acides aminés, …), haute source d’énergie et de nutrition pour revitaliser l’épiderme. Gatuline® Renew contient également de nombreux métabolites secondaires, avec notamment une teneur garantie en polyphénols et en acide isopimarique. Ce dernier restitue à la peau les attributs de la jeunesse, à la fois visibles (éclat, surface lisse, douce, pulpeuse…) et ressentis (confort, vitalité). Bénéficiant d’un fonctionnement optimal, la peau présente un renouvellement cellulaire de l’épiderme suivant un cycle d’environ 28 jours. Prolifération, différenciation, cornification et desquamation sont les quatre étapes lui permettant de se défendre, se régénérer et conserver une texture homogène et rebondie comme celle d’un bébé, rayonnante de santé.


 
Au-delà de 50 ans, les anti-âge ne se contentent pas d’être « rajeunissants », ils raffermissent, uniformisent ou protègent pour cibler un souci égocentrique… et ce, dans tous les segments : maquillage, capillaire, amincissant, déodorant, dentifrice jusqu’au parfum ! Et la séduction des séniors ne réside pas que dans les mots mais aussi dans la sensualité des textures pour lesquelles les formulateurs ne tarissent pas d’originalité : gelée en baume, huile poudrée, gel en lotion « à mémoire de forme », crème-sérum en brume, stick flouteur instantané, sérum en masque ou essences aqueuses... Et outre la diversité des galéniques, les séniors multiplient également les méthodes. Telle la méditation anti-âge qui permet un rajeunissement mental et physique en relaxant les tensions du visage. Rien de neuf dans cette pratique ancestrale mais des résultats scientifiques qui prouvent ses bienfaits sur la santé. Si méditation signifie « retrouver le printemps » pour les Chinois, le visage du pratiquant lui, retrouve la clarté, notamment grâce au travail sur la respiration favorisant la circulation de l’énergie et l’oxygénation. Dans une vision holistique de la beauté, d’autres méthodes alternatives 100% naturelles visent également l’harmonie intérieure dont les effets rejaillissent sur la peau : ce sont les massages, l’ostéopathie, l’acupuncture, la micro-nutrition. Des cures « mieux vieillir » éclosent même dans des centres, partout dans le monde, prenant en charge de façon globale, équilibre psycho-émotionnel, alimentation, hormonologie et sommeil. Dérivant de toutes ces pratiques, nombre de soins cosmétiques misent sur l’ayurveda, médecine indienne anti-âge douce, le yoga, les massages d’acupressure ou encore le conseil de nutritionnistes.
Pendant que Google, finançant Calico et son projet « Tuer la mort », se lance le défi de repousser l’espérance de vie de plus de 20 ans, la cosmétique, humblement, s’évertue à rendre la vie plus joyeuse : « ajouter de la vie aux jours plutôt que des jours à la vie » ! 
A en croire l’étude Nivea / Institut Harris parue début 2016, affirmant que 80% des françaises assument leurs rides, « signe d'une vie riche et épanouie », nous sommes en chemin…
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