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Maux 2.0

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Smartphones, tablettes, ordinateurs, téléviseurs… 6,4 c’est le nombre moyen d’écrans que l’on trouve aujourd’hui dans un foyer français. Dans ce monde d’hyperconnexion, de nombreux troubles apparaissent liés à l’utilisation incessante de ce type d’appareils : manque de sommeil, migraines, dégénérescence oculaire… Mais, qu’en est-il de la peau ?
 

Péril en la demeure

Confrontée à la digitalisation exponentielle des foyers, la société voit aujourd’hui des maux inédits apparaître. Bien que la technologie permette à l’homme, dans bien des cas, de s’élever, elle l’oblige, également, à faire face à de nouveaux ennemis pernicieux.
Si la lumière de ces écrans s’avère être de la lumière visible, c’est néanmoins une lumière artificielle générée par des ampoules LED, abréviation anglaise pour « diodes électroluminescentes ». Offrant une faible consommation électrique pour une forte intensité d'éclairage, elles ont connu leur heure de gloire mais ce sont pourtant bien ces petites « têtes lumineuses », par la nature de leurs rayonnements artificiels, qui inquiètent aujourd’hui les scientifiques du monde entier.
En effet, l'utilisation quotidienne des dispositifs de communication électroniques (smartphones, ordinateurs, tablettes et téléviseurs) entraîne une exposition accrue à ces sources LED émettant dans des longueurs d'ondes lumineuses visibles. Sachant que la lumière visible naturelle a déjà été étudiée à bien des niveaux, et identifiée comme néfaste pour les yeux et la peau, il est logique que ce nouveau style de vie de « geek » pose aujourd’hui question. De plus, même si les quantités d'énergie émises par les appareils électroniques sont faibles, un nombre croissant d'utilisateurs use de tels dispositifs, pendant une durée qui ne cesse de s’allonger, et souvent avec une distance écran-visage très réduite.

 

2017, pour la première fois, le temps passé sur des applis ou des sites internet pour des activités non vocales (vidéos, photos, lectures, infos, etc.) aura dépassé le temps passé devant l'écran de TV (3h58 contre 3h51).
Source : eMarketer, 2016

 

Une horloge « jet laguée », des yeux abîmés

Le fonctionnement de l’organisme est soumis à une alternance biologique, coordonnée sur un cycle de 24 heures encore appelé rythme circadien (du latin circa, « proche de », et de dies « jour »). Ce dernier régule presque toutes les fonctions vitales et comportementales de chaque individu : le sommeil, la température corporelle, la pression artérielle, la production d’hormones... Des études, menées sur des individus isolés, sans repère de temps et sans lumière, ont pu mettre en évidence que ce rythme d’environ 24 heures persistait dans ces conditions et que celui-ci était finalement endogène, c’est-à-dire créé par l’organisme lui-même. C’est d’ailleurs une horloge interne, au cœur de l’hypothalamus dans le cerveau, qui impose ce rythme. Ce cycle n’étant pas tout à fait égal à la durée de la rotation terrestre, ce sont les stimulations lumineuses, naturelles ou artificielles, par le biais de cellules se trouvant dans la rétine, qui servent alors à l’organisme à se caler sur le calendrier. Or, nos nouveaux modes de vie, marqués par l’utilisation d’écrans et de stimulations lumineuses incessantes, et jusque tard dans la nuit, dérègle notre horloge interne… Comme après un Paris - L.A., notre horloge peut alors être désynchronisée et complètement jet laguée.
Mais ce n’est pas tout… L’œil est aussi une cible de choix pour ces nouveaux ennemis : dégradations de l’acuité visuelle, effets toxiques sur la rétine et le cristallin… Les études sont aujourd’hui sans équivoque au sujet des effets de ces dispositifs sur l’œil. Mais alors quid de la peau ? Aucun lien direct n’a été démontré entre l’usage de ces objets et de potentiels dommages cutanés. Même, si on peut déjà noter, qu’indirectement, le manque de sommeil n’a jamais été bénéfique pour la peau : cernes, poches, teint terne, ridules, …
 

220 fois par jour, soit 10 fois par heure et, la plupart du temps, sans nous en apercevoir, c’est le nombre de fois que nous consultons notre smartphone.
Source : Capital.fr, 2016

 

Matons le photon !

On le sait la lumière visible (400-700 nm) représente 40% du spectre solaire et pénètre profondément dans le derme. En raison de sa faible énergie, elle a longtemps été considérée comme ayant un impact minimal sur la peau. Mais plus récemment, des études ont mis en évidence les effets néfastes causés par cette lumière naturelle sur la peau.
Des thérapies à base de lumière visible sont, pourtant, de plus en plus utilisées pour soigner certains troubles cutanés. Par exemple, l'irradiation de la lumière bleue (400-495 nm) est utilisée pour traiter la dermatite atopique sévère et la lumière rouge (590-750 nm) est prometteuse pour le traitement de la rosacée.
Cependant, les mécanismes qui sous-tendent les différents effets de la lumière visible sur la peau ne sont toujours pas clairs, d’autant plus dans le cas précis d’une lumière visible artificielle générée par des écrans. La mise au point de lunettes spécifiques, le traitement de surface des verres correcteurs, les filtres à coller sur les écrans, les applications pour smartphones ou tablettes qui diminuent l’intensité lumineuse…, sont des solutions afin de protéger nos yeux de ces habitudes néfastes. La peau, elle, par manque d’expérimentations et de résultats, ne sait pas aujourd’hui s’armer efficacement contre ces méfaits.
Taraudés par ce questionnement et le manque de connaissances, les chercheurs de Gattefossé travaillent sur le sujet pour offrir une étude qui permettra d’investiguer les effets délétères de ces comportements contemporains sur la peau, sans user de simples extrapolations. Il est, aujourd’hui, impossible de penser que ce phénomène de « pollution digitale » ne cessera de progresser dans les années à venir. L’idéal est, par conséquent, de mettre toutes les chances de notre côté pour comprendre ce qu’il en est et d’en prévenir les effets.
A n’en pas douter, la cosmétique sera un levier performant dans la protection de notre épiderme face aux écrans…
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