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Du bonheur ? Avec plaisir !

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A l’heure où les individus sont soumis à un stress quotidien et à une pression sociétale qui demande de réussir chaque aspect de sa vie, la quête de bonheur et d’épanouissement personnel et professionnel n’en est que plus actuelle. Si la philosophie du bonheur cristallise les questions éthiques et morales, le bonheur fait aujourd’hui office de meilleure mesure de progrès social et se place en objectif n°1 des politiques publiques.
 

Signes extérieurs de bonheur

Nombre d’initiatives destinées à booster notre bonheur éclosent : en 2013 est né en France le Printemps de l’optimisme, tandis que l’ONU fait du 20 mars la Journée Mon¬diale du Bonheur. Une prise de conscience globale, portée par la génération Y, plus optimiste que ses aînés (90 % d’entre eux se considèrent heureux selon une étude Génération Cobayes et Konbini).
Pour enchanter son quotidien, chaque moment de plénitude est appréciable. Ainsi, la feel good littérature a plus que jamais la cote : Laurent Gounelle a vendu plus de 1,5 million d’exemplaires de « L’homme qui voulait être heureux ». Dans la même veine, le magazine Happinez progresse de 16 % avec 54027 exemplaires vendus en 2016 et s’érige ainsi en symbole d’une nouvelle génération de magazines, qui ne sont plus axés sur un passe-temps ou un champ d’intérêt bien spécifique, mais sur un état d’esprit particulier.
Faire de chaque instant un moment de bonheur fait alors figure de nouveau leitmotiv, à la fois en entreprise, dans notre vie privée et dans nos routines santé.
 

Le travail, premier vecteur de bonheur ?

Pour 58 % des millenials, le bonheur passe avant tout par l’épanouissement au travail et l’expérience plutôt que par la richesse. On distingue d’ailleurs une corrélation entre le fait de s’épanouir professionnelle¬ment et de se déclarer « heureux » : ceux qui sont complètement satisfaits de leur vie professionnelle se déclarent heureux à 63 % et très heureux à 32 % (étude Génération Cobayes et Konbini).
Face à cette nécessité de revoir les codes managériaux classiques, de nouveaux outils expriment une réelle volonté de favoriser un climat propice au bonheur des salariés, et développer ainsi son propre bonheur privé.
Dans cette veine, de nouvelles fonctions apparaissent au sein des entreprises : les « chief happiness officers », ou « responsables du bonheur », sortes de DRH garants de la satisfaction des employés. Si ce poste peut sembler anecdotique, il s’agit malgré tout d’une fonction mise en place par une trentaine d’entreprises en France. Un esprit « start-up » pour revaloriser l’entreprise !
Les technologies permettent d’aller encore plus loin dans la quête du bonheur en entreprise : Hitachi, une entreprise japonaise, équipe ses salariés d’un boîtier pour mesurer leurs mouvements et interactions, les transformant en indicateurs de gaieté à l’aide d’algorithmes. Si la méthode peut poser quelques questions éthiques, les technologies positives peuvent néanmoins devenir un réel vecteur de bonheur. D’ailleurs, 65 % des français considèrent que les technologies rendent notre vie meilleure (étude Microsoft) !
Est-il possible de mesurer son bonheur pour être encore plus heureux ? Oui, selon les applications Happify, Happy Tech et Empathize, qui proposent aux individus de relater chaque jour leur niveau d’épanouissement pour leur donner des conseils et habitudes de vie pour être encore plus heureux.


Vers un lifestyle global du bonheur

Une philosophie de vie pour ponctuer son quotidien d’instants de joie serait-elle alors la clé d’un épanouissement personnel ? C’est ce que semble nous dicter le Hygge, la plus prégnante des tendances lifestyle de 2017. Tout droit venue du Danemark, ce courant bien-être prône les petits moments qui procurent bonheur et confiance : discuter entre amis autour d’un dîner, lire au coin du feu, déguster une pâtisserie...
Chaque petit plaisir savouré devient source de contentement. Un mode de vie efficace, si l’on en croit le World Happiness Report, édité par l’ONU, qui classe la Norvège et le Danemark en tête des pays les plus heureux du monde depuis plusieurs années. A l’heure où les individus font face à un avenir incertain, le Hygge fait office de soupape de réconfort. La demande est telle que la bible du genre, « The Little Book of Hygge », de Meik Wiking (également fondateur de l’Institut du bonheur), s’est écoulée à plus de 20000 exemplaires le mois même de sa sortie en Europe et l’ouvrage de Malene Rydahl « Heureux comme un danois » a été primé livre le plus optimiste.
Les européens misent alors sur un lifestyle bénéfique, où se faire du bien chaque jour devient un leitmotiv pour chaque élément de la vie quotidienne : décoration, habillement, alimentation... Place au Hygge et aux bonheurs simples.
 

La gastronomie, booster de joie

Après la comfort food qui nous a réconfortés tout l’hiver, place à la Joy Food ! Initiée par le chef Thierry Marx lors du dernier festival Omnivore, la Joy Food a pour ambition de concilier partage et bonheur. D’ailleurs, 90% des français considèrent que les repas partagés sont vecteurs de convivialité (étude Badoit 2016).
Le bonheur tiendrait-il dans notre assiette ? Dans « Les 4 saisons de la bonne humeur », Michel Lejoyeux définit les pouvoirs insoupçonnés de la cuisine sur le moral. C’est également ce que tentent de prouver Pierre Gagnaire et Alain Ducasse dans leurs livres respectifs « Recettes et Philosophie » et « Manger heureux, vivre longtemps et mourir en bonne santé ». Dans cette même veine, Badoit dédie d’ailleurs un mini-site « Joy Food by Badoit » à ce bien-être nourricier, où se déclinent « Joy News », recettes, « Joy Art » et « Joy Spots », agrémentés de slogans inspirants et joyeux. Dans cette quête d’optimisation de notre bonheur, les chefs et les magazines nous incitent à redécouvrir les bienfaits de chaque aliment et leur potentiel santé. Ils se révèlent alors comme les « boosters » incontournables de notre santé... Et donc de notre bonheur tout au long de la vie !
Une tendance de fond puisque d’après Mintel GNPD (Global New Product Database), il y a eu, entre 2011 et 2015, une augmen¬tation phénoménale de 202 % à l’échelle mondiale dans la commercialisation des nouveaux produits alimentaires et boissons contenant les termes « super-aliment », « super-fruit » ou « super-céréale ». Ainsi, les super foods deviennent incontournables en alimentation comme en beauté. Voici venues les nouvelles composantes de notre bonheur : spiruline, maca ou encore plasma marin favorisent la santé, activent la beauté et rendent heureux.


De la littérature à la technologie positive, un art de vivre global autour de la quête d’un épanouissement individuel est adopté. Le bonheur ne fait pas figure de réussite mais de plénitude personnelle, portée haut par de nouvelles initiatives.

Une analyse proposée par notre partenaire Carlin International, groupe spécialisé en anticipation créative.
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