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Demain tous urbains

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Avec l’urbanisation mondiale, le réseau urbain se resserre transformant notre environnement. Mieux connectés en termes de disponibilité de services et de réseaux de transports, notre rythme de vie passe en mode accéléré : surpopulation, pollution de l’air, nuisances sonores, qui engendrent stress, fatigue, augmentation des maladies respiratoires... Dans ce contexte, comment valoriser l’espace urbain pour en faire un écosystème favorable et même bénéfique pour l’individu ?

 66 % de la population vivra dans une ville en 2050. A l’échelle mondiale, 1 million de personnes quittent chaque semaine la campagne pour s’installer en zone urbaine. On note l’émergence des villes monde : Tokyo, Londres, NY et bientôt le Grand Paris qui atteindra les 6.9 millions d’habitants en janvier 2016.

Végétalisation assainissante

Certaines villes ont déjà pris des mesures écologiques : comme Francfort qui promet de fonctionner uniquement à partir d’énergies renouvelables à partir de 2050 ou Copenhague, qui veut devenir la première ville du monde sans carbone d’ici 2025 !
Au-delà de ces initiatives, on mise sur une végétalisation assainissante pour contrer la pollution et améliorer la vie quotidienne en ville : la nature devient une inspiration de premier plan pour les villes du futur.
La start up française Wind vient par exemple de lancer ses premiers prototypes d’arbres à vents, des éoliennes nouvelle génération qui imitent le mouvement des feuilles pour générer de l’électricité. En architecture, un projet de ville de 200 000 habitants entièrement construite en bambou (dont la fibre est aussi solide que de l’acier) a été proposé pour aérer les espaces et parier sur des matériaux moins coûteux.
En décoration, les plantes dépolluantes se fondent dans notre intérieur, les micro-algues détoxifient l’air ambiant ou produisent de la chaleur et de l’électricité, comme dans le projet « Living Things » donnant un aperçu de la maison de demain au Musée Mattress Factory de Pittsburgh (exposition jusqu’en mars 2016).

La ville connectée et hyper-rationnalisée
Aujourd’hui la ville évolue vers un modèle plus intelligent et rationnalisé. Entreprises et particuliers sont invités à réfléchir sur des réponses aux nouveaux enjeux urbains, notamment à partir des technologies embarquées. A Paris s’est tenu du 13 au 15 novembre un « hackathon », organisé par la société CISCO sur le thème des smart cities : « 48h pour inventer la ville du futur ». Elue smart city de l’année 2015, la ville de Barcelone fait quant à elle office de laboratoire urbain, proposant aux entreprises des espaces publics pour tester leurs projets en lien avec les services urbains.
Pour faciliter la vie des usagers et contribuer au vivre ensemble, on connecte les mobiliers urbains grâce à des capteurs : ainsi l’application Parker permet de visualiser les places de parking libres en France dans un périmètre proche. Les villes intelligentes tirent parti de la concentration de population, comme dans ce projet de dalles intelligentes qui a reçu le prix de l’innovation 2015 décerné par EDF : des dalles en caoutchouc qui génèrent de l’électricité en récupérant l’énergie transmise lorsqu’un passant marche dessus. Une idée qui pourrait permettre, à long terme, d’alimenter la signalétique urbaine.
 

Vers un bien-être smart et auto suffisant

Alors que la ville devient de plus en plus interactive, l’individu tend à devenir de plus en plus autonome pour vivre au mieux dans ce contexte urbain. La technologie le rend hyper adaptable et simplifie ses circonvolutions urbaines. Le casque de lunettes à réalité augmentée Optivent permet de sur-imprimer des informations de repérage sur notre environnement réel. Les vêtements connectés nous dotent de nouvelles fonctionnalités : blouson enfant à GPS intégré lancé l’hiver dernier par Gémo, vêtement de sport faisant office de seconde peau intelligente, foulard connecté à un détecteur de qualité de l’air à transformer en masque anti-pollution (développé par la start up française Wair).
Après les casques anti-bruit, de nouvelles solutions sont pensées pour nous protéger de la pollution sonore, l’une des principales sources de stress en ville. Comme les écouteurs HERE bientôt commercialisés par la société américaine Doppler labs, leur technologie d’écoute active permet un contrôle personnalisé de l’environnement sonore (assourdir les bruits des klaxons ou encore les ronflements du métro) sans s’en couper.

La beauté thérapie : prévention et protection

Dans un contexte d’hyper urbanisation, la beauté passe par une quête de pureté : l’obsession de la belle peau renvoie le signal d’un mode de vie sain, préservé du stress urbain et de ses conséquences.
L’essor d’une nouvelle cosmétique connectée répond à ces attentes de sur mesure face au rythme de vie urbain : désormais des paramètres comme le taux de pollution, l’activité sportive ou encore le sommeil sont pris en compte pour rééquilibrer notre routine beauté. C’est ce que propose l’application Romy qui envoie alors une prescription d’ingrédients à l’appareil Figure, un « beauty assistant » qui crée ensuite une dose de soin sur-mesure parmi plus de 1000 combinaisons possibles.
Un nouveau défi se présente pour les marques de beauté dans ce contexte d’urbanisation croissante et de modification des rythmes de vie : penser une nouvelle beauté ultra- paramétrable, qui prenne en compte les besoins inhérents à l’individu, tout autant que son environnement.

2/3 des habitants de la planète vivront dans des villes d’ici à 2050, contre 50 % aujourd’hui, soit 20% de plus.
Source : Rapport de l’ONU, 2014
La métropole du grand Paris, réunira Paris Intra-Muros et les communes de la petite couronne, et atteindra une densité de population 9 fois supérieure à celle de la région île de France.
Source :Métropole du Grand Paris
A New Delhi, la concentration en particules « PM2.5 », les plus dangereuses, car elles ne mesurent que 2,5 microns et s’infiltrent plus facilement dans les systèmes respiratoires, dépasse de quinze fois le seuil de tolérance fixé par l’OMS.
Source : Rapport de l’OMS, mars 2015
Il serait possible d’économiser 14 860 milliards d’euros d’ici à 2050 en développant des villes plus "vertes".
Source : Rapport d’une commission internationale sur le développement des villes "vertes", septembre 2015

Une analyse proposée par notre partenaire Carlin International, groupe spécialisé en anticipation créative
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