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Bar à eaux (de beauté)

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Symbole de vie et de pureté, l'eau pourrait-elle être porteuse de vertus cosmétiques ? Assurément ! La preuve : de tous temps, les soins de beauté ont exploité les bienfaits de ce prodigieux don de la nature. Sachant qu'il n'y a pas "une" eau, mais "des" eaux, formulateurs et spécialistes du marketing ne cessent de s'en inspirer, tant en raison des images qu’elles véhiculent, que des besoins naturels en eau de la peau ou pour certaines similitudes entre eaux naturelles et les fluides biologiques de l'organisme.

Une profusion d'eaux naturelles

Reliefs géologiques, océans, volcans, glaciers..., mais aussi flore, sève des arbres, fruits..., nous offrent une pléiade d'eaux fameuses, conférant à ce fluide précieux la possibilité d'acquérir le statut d'ingrédient "actif", surtout lorsque celle-ci s'enrichit d'une composition oligominérale particulière, promesse d'effets traitants.
Premières eaux actives à avoir été utilisées en cosmétique, les eaux thermales restent encore aujourd’hui un des best-sellers en pharmacies. Issues en général de sources chaudes, elles ont donné lieu aux cures et stations thermales à vocation thérapeutique, puis, se substituant à l’eau des formules, à la dermo-cosmétique active dédiée aux peaux sensibles, souffrant de grande sécheresse…
Ce succès est naturellement fondé lorsque l’on sait que l'eau des formulations cosmétiques, dont le pourcentage varie de 60% jusqu'à 90%, est classiquement une eau purifiée et déminéralisée par différents procédés (distillation, osmose inverse, ultrafiltration, électrodéionisation...). C'est une eau chimiquement pure, sans sels minéraux, et en principe stérile. Outre le fait de participer à l'émulsification, de solubiliser certains ingrédients, facilitant leur absorption par l'épiderme, mais aussi de rafraîchir la peau, l'eau déminéralisée ne détient aucune vertu en elle-même. Rien d'étonnant donc si certaines marques cosmétiques préfèrent se tourner vers les eaux actives, trouvant là des substituts de choix à l'eau industrielle pour insuffler de nouvelles propriétés à leurs soins.

Des eaux actives

Les eaux de sources naturelles sont en effet riches de toute une myriade d'oligoéléments et minéraux qu'elles ont capté en circulant au travers de roches souterraines, dans des environnements géologiques très divers. Elles recèlent donc a priori un réel potentiel de propriétés bienfaisantes pour la peau, affichant parfois un sceau plus "médicalisé".
Certaines eaux minérales ont donné lieu à des recherches sur la peau qui ont révélé des propriétés intéressantes. Qui ne connaît par exemple l'eau de Vittel ? Sa composition en calcium, magnésium, potassium, sodium, cuivre, zinc, fluor... se rapproche biologiquement du milieu hydrique cellulaire, d'où des effets positifs sur la différenciation cellulaire. De même des eaux de source marines -jaillissant de sites côtiers, ont bénéficié de recherches cosmétiques mettant en lumière leurs bénéfices cutanés.
A côté d'elles, certaines eaux thermales ont trouvé depuis longtemps une légitimité plus directement exploitable en cosmétique : qu'elles soient d'Avène, d'Uriage, de la Roche-Posay... leurs effets apaisants sur différents désordres cutanés ont été découverts au travers des cures thermales au fil des siècles. Il était donc assez logique que des soins de beauté dermo-cosmétiques en découlent. Puisée à la source Sainte-Odile au pied des Cévennes, l'eau d'Avène-Les-Bains, par exemple, faiblement minéralisée en calcium, magnésium, silicates… déploie sa douceur sur de nombreux troubles dermatologiques : dermatite atopique, couperose, dermite séborrhéique... En spray, en crème cosmétique, ou en lotion, elle peut abaisser le seuil de réactivité des peaux intolérantes.
Faisant naviguer vers d'autres horizons, et pourtant largement exploitée en thalassothérapie, l'eau de mer en l'état trouve plus difficilement sa place dans les soins de beauté. Un paradoxe lorsque l'on sait que les premières formes de vie sont nées dans la mer ! Qu'elle soit puisée en mer d'Iroise ou au large du Japon, l'eau de mer, qui représente un véritable concentré d'oligoéléments (fer, iode, cuivre, zinc) et sels minéraux..., mais aussi de matières organiques vivantes, doit être non seulement filtrée et purifiée, mais aussi ramenée à une isotonie adéquate par rapport à la concentration saline intracellulaire. Hypertonique, elle conduit en effet à une plasmolyse (diminution de la taille des cellules).

Fleurs et fruits, des trésors gorgés d'eau vivante

Encore un miracle de la nature, la riche diversité de notre planète nous délivre à portée de main une autre forme d'eau tout aussi "vivante" : celle des plantes tout simplement. Une eau potentiellement active car elle draine avec elle, après maints processus de filtration et transformation, quantité de substances organiques, de minéraux, d'oligoéléments... On peut évoquer par exemple ces impressionnantes noix de coco des régions tropicales, gorgées d'eau en leur cœur. Véritable mine de micronutriments pour le cocotier, cette eau a toujours été utilisée par les hommes comme une prodigieuse recette hydratante et nutritive.
Toutes les parties de plantes contenant de 80 à 95 % d'une eau concentrée, aujourd'hui de fins procédés permettent d’extraire les eaux natives de fruits, tiges, feuilles, racines... Dotées d'une composition subtile et d'un équilibre bioélectronique particulier, elles sont une nouvelle source de bienfaits pour les tissus cutanés. Certaines d'entre elles ont apporté la preuve de réels pouvoirs sur les cellules de la peau. L'eau de pomme, contenant potassium, magnésium, zinc, calcium..., favorise la croissance des cellules (induction d’une prolifération des kératinocytes in vitro). L’eau de citron BIO possède des propriétés éclaircissantes naturelles (inhibition de l'activité de la tyrosinase) et l’eau de lotus est capable d’apaiser la peau (inhibition de la libération de neuromédiateur de l’inflammation).
Pour valoriser l’eau des produits de beauté en remplaçant une partie de l’eau déminéralisée par de l’eau végétale vivante, Gattefossé a créé 15 eaux de constitution de plantes et fruits : les Extraits Originels®.

Petit glossaire des eaux

Eau de source : eau d'origine souterraine, ayant bénéficié d'une protection contre la pollution, et n'ayant subi ni traitement chimique, ni adjonction et devant être naturellement conforme aux critères de potabilité.

Eau minérale : eau d'origine souterraine, présentant certaines caractéristiques chimiques minimales et/ou constantes. Il en existe 5 catégories : bicarbonatées, sulfurées, chlorurées, oligométalliques et sulfatées (les plus connues pour traiter les affections cutanées : brulures, eczémas, cicatrices).

Eau thermale : eau minérale dont la composition chimique particulière lui confère des vertus thérapeutiques reconnues par l’Académie de Médecine. Ce statut lui donne l’obligation d’être délivrée pure, dans l’état où elle se trouve à l’émergence, et stable dans le temps. On recense plus de 1 200 sources d’eaux thermales en France.

Eau florale : hydrolat obtenu à partir de fleurs. Il s’agit de l’eau de distillation ayant servie lors de l’extraction par entraînement à la vapeur des huiles essentielles d'une plante (généralement aromatique).

Eau végétale : eau de constitution des plantes. Contrairement à l’eau florale (eau extérieure), elle est naturellement présente et circule au cœur du végétal (sève, eau cellulaire…).

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