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Soleil et lumière, ressources de demain

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Hiver comme été, la période des vacances est souvent synonyme de soleil et de farniente. Pour illuminer le teint, sublimer les petites robes ou parader dans la neige, le bronzage est de rigueur. Mais cette tendance du teint hâlé est loin d’être un critère universel de beauté et le bronzage loin d'être le seul atout qu'offre le soleil.
 

Être ou ne pas être hâlé

En effet, en Asie et en Afrique, la tendance est toute autre. Le culte de la blancheur y fait fureur et les femmes n’hésitent pas à investir dans des produits de whitening pour espérer avoir une peau diaphane : ce marché représenterait 18 milliards de dollars en Asie et 75% des femmes sénégalaises utilisaient régulièrement des produits éclaircissants en 2014 selon l’Association Internationale d’Information sur la Dépigmentation Artificielle (SAIIDA). Cela va même plus loin avec le fameux Face-kini, cagoule protégeant du soleil les vacancières chinoises en quête de blancheur absolue. Comme ce fut le cas en Europe de la Renaissance au 19ème siècle, la pâleur est associée au raffinement alors que le teint hâlé représente la rudesse et dans certains cas extrêmes une forme de laideur.
Paradoxalement, la tendance « No Tan » témoigne d’une occidentalisation des signes de beauté. Influencée par les canons de beauté de type caucasien, la blancheur est ici érigée en critère ultime de l’élégance. Certaines de ces pratiques ne sont pas sans danger et les autorités sanitaires en place commencent à reconnaître le problème.
Cependant, on constate en Occident depuis quelques années une évolution de cette quête du bronzage parfait. Les préoccupations en matière de santé et les campagnes de sensibilisation face au risque de surexposition y sont pour beaucoup. D'après le Baromètre Cancer 2010 Inpes/INCa, 97% des français indiquent connaître les risques liés à une exposition aux UV sans protection. Bronzer oui, brûler non. Pour aller plus loin, le Brésil et l’Australie, pays où le teint hâlé est une affaire nationale, ont décidé d’interdire les cabines de bronzage (cf. p.15 « Dérives du bronzage »). Jugés néfastes par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), les UV artificiels favoriseraient les risques de cancer cutanés : en Australie, plus de 80% des nouveaux cancers diagnostiqués sont des cancers de la peau. Face à ce constat alarmant, les autorités françaises tentent de faire fermer les cabines de bronzage, a minima, d’obliger à afficher clairement les risques encourus. Pour celles et ceux qui voudraient garder un teint hâlé toute l’année, quelles alternatives ? La plus connue, la douche auto-bronzante des instituts de beauté. Et si nous allions plus loin ? Il serait possible de visser une capsule de produit autobronzant dans un pommeau de douche pour faire sa propre douche auto-bronzante, ou même d’imaginer une combinaison encapsulée à porter pendant la nuit !
 

Et la technologie dans tout ça ?

Aujourd’hui, il est impossible de parler de nouvelle tendance sans intégrer la dimension technologique. Le rapport qu’entretient l’Homme au soleil n’échappe pas à la règle.
En matière de beauté connectée, la technologie se met au service des utilisateurs pour leur offrir une personnalisation optimale. Grâce à la généralisation des objets connectés, il est désormais possible de calculer quotidiennement notre dose de soleil recommandée.
En effet, le petit bracelet June® conçu par la société française Netatmo® permet cet exploit : en fonction du type de peau et de l’indice UV mesuré, il émet une alerte lorsque l’on approche les 100 % d’exposition afin d’éviter un méchant coup de soleil et, sur le long terme, prévenir le vieillissement prématuré de la peau. Un bracelet solaire à but préventif, mais aussi pensé comme un bijou, pour revaloriser l’esthétique des objets connectés.
En matière de mode, le maillot de bain connecté de la créatrice française Marie Spinali permet de bronzer en toute sécurité. Intelligent et efficace, il nous prévient quand il est temps de remettre de la crème solaire. Petit plus : la fonction « Valentin » qui rappellera aussi votre moitié à l’ordre, en envoyant un message sur son smartphone.
D’autres objets connectés seront également utiles sur la plage : les lunettes de soleil géolocalisables Tzukuri®, reliées à notre smartphone, pour ne plus jamais égarer ses lunettes, la bouteille Hidrate Spark® qui nous maintiendra hydratés tout l’été grâce à un trackeur intelligent qui envoie des notifications à l’usager déshydraté et Lilypad®, le flotteur intelligent pour piscines.
Tous ces nouveaux objets ont un but commun : nous aider à mieux vivre au quotidien. La santé est alors un enjeu à intégrer dans ces nouvelles pratiques. Le domaine médical s’intéresse fortement à ce phénomène et propose des innovations qui nous permettent de mieux vivre dans un environnement en perpétuel changement (ex : les lentilles de contact alimentées à l’énergie solaire permettant de contrôler le taux de glucose dans le sang pour les diabétiques).
 

La lumière fut

Les préoccupations environnementales étant de plus en plus présentes, l’utilisation des ressources devient une question globale qui s’intéresse à tous les secteurs. De ce fait, comment l’énergie solaire et plus globalement la lumière interviennent-elles dans notre quotidien ?
Face à des politiques écologiques fondées sur ces nouvelles énergies, le domaine de l’architecture et du design est l’un des secteurs qui intègre le mieux cette révolution énergétique. On observe alors des ouvrages qui allient d’une part l’exploitation active de l’énergie solaire grâce aux panneaux photovoltaïques produisant de l’électricité ou de la chaleur, et d’autre part, l’exploitation passive qui tient compte du rayonnement naturel du soleil dans la construction de bâtiments. Frank Gehry a récemment su combiner ces deux aspects en réalisant l’édifice de la Fondation Louis Vuitton : « Un bâtiment qui évolue en fonction de l’heure et de la lumière afin de créer une impression d’éphémère et de changement continuel ».
Mis à l’honneur lors du Festival d’architecture expérimentale, Superstock, le mobilier urbain s’empare aussi du soleil pour offrir une ville propre et connectée grâce aux lampadaires, abribus et autres bancs solaires distributeurs d’énergie, pour recharger téléphones portables et autres objets connectés, et faciliter la vie des nomades urbains.
Par ailleurs, l’utilisation de la lumière tend à bouleverser notre quotidien. En effet, dans un monde ultra connecté, l’échange de données via divers supports se veut toujours plus rapide. Le Lifi (Light Fidelity) ringardise le Wifi en proposant de transmettre des données grâce à la lumière des lampes et des ampoules LED.
Dans le domaine artistique, le rapport à la lumière et à l’énergie solaire n’est pas en reste. En effet, le « Light Art », moyen d’expression fondée sur l’utilisation de la lumière témoigne de ce phénomène, à l’instar des créations de James Turrell qui nous invitent à « dévorer la lumière ».
La mode propose elle aussi des habits de lumière. De nombreux articles sont aujourd’hui pourvus de LED (sneakers, T-Shirt, jupes, accessoires...) pour illuminer nos placards. Le soleil fascine et façonne l’Homme. En s’inspirant de ses qualités et en identifiant ses méfaits, il est aujourd’hui possible d’envisager de nouvelles utilisations de l’astre solaire toujours dans le but de mieux vivre à l’avenir.


Une analyse proposée par notre partenaire Carlin International, groupe spécialisé en anticipation créative.
 
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