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Rétinol, une vitamine de référence

Utilisé depuis des dizaines d’années par les dermatologues pour diverses applications, le rétinol reste encore aujourd’hui une référence en matière de résultats. Du fait de son incidence cruciale sur la croissance cellulaire et la régénération de nos tissus, il était logique que la cosmétique s'empare de cette super vitamine. Petit retour sur l’histoire de sa découverte, sur son action et ses applications, mais aussi sur le revers de la médaille de cette vitamine pas facile à formuler…

Une vitamine essentielle

Vitamine liposoluble, la vitamine A existe dans l'organisme sous plusieurs formes : rétinol, rétinal, acide rétinoïque et rétinyl phosphate. Sous une forme ou l’autre, elle est impliquée dans de nombreux processus biologiques tels que la vision, la croissance des os, la différenciation cellulaire, la reproduction, les fonctions immunitaires... Ne pouvant être synthétisée par notre organisme, elle nous est dispensée via une alimentation équilibrée, soit sous forme de vitamine A préformée ou d’esters de rétinyl (produits laitiers, beurre, viandes, huiles de poissons...), soit sous forme de caroténoïdes (fruits, légumes verts et rouges) dont certains sont précurseurs de vitamine A, comme le bêtacarotène. Sur notre peau, une déficience en vitamine A entraîne des modifications de l'architecture cutanée, une hyperkératinisation, une desquamation exagérée. D'où l'exploitation pharmaceutique de longue date de crèmes et pommades à la vitamine A pour leurs effets réparateurs et cicatrisants sur les gerçures, les crevasses, les érythèmes...

Un peu d’histoire…

Présente dans une multitude d'organismes vivants, la vitamine A a été identifiée en 1931 par Paul Karrer, biochimiste suisse qui en a défini la structure chimique. Sa synthèse a été réalisée quelques années plus tard, en 1947. En 1969, les travaux du Professeur L.Kligman révèlent l'intérêt de la vitamine A acide dans le traitement de l'acné, car cette molécule s'attaque directement à l'hyperkératose rétentionnelle. A partir de 1986, des molécules de synthèse de la vitamine A acide -acide trans-rétinoïque, puis trétinoïne, isotrétinoïne...- démontrent certains effets traitants sur le vieillissement cutané, principalement photo-induit. Les dermatologues américains se mettent alors à prescrire ces rétinoïdes médicaux à leurs patientes souhaitant effacer leurs rides. Du fait d'effets secondaires importants, de nombreuses recherches pour traiter rides et vieillissement cutané ont porté sur des substituts moins agressifs.

Ciblage cellulaire

Au prix de nombreuses études et expériences menées par les laboratoires cosmétiques, on sait à présent mieux faire diffuser certaines formes de vitamine A au travers de la peau. Une fois qu'elle a pénétré dans les cellules, la vitamine A se transformerait, selon les besoins, en rétinaldéhyde, puis en vitamine A acide ou acide rétinoïque, forme « active » du rétinol via la « cascade des rétinoïdes », un processus-clé de la construction et de la régénération cellulaires. De fait, suite à l'acidification du rétinol dans le cytoplasme, la vitamine A acide se fixe sur des récepteurs spécifiques du noyau et, telle une hormone, commande l'ordre de synthétiser des protéines essentielles à l'édification et à la différenciation cellulaires. Tant que la cellule en est pourvue, la vitamine A reste stockée dans la peau sous forme de dérivés (palmitate, linoléate...), lesquels pourraient être par la suite de nouveau convertis en vitamine A selon les besoins.

Médicament ou actif cosmétique ?

La vitamine A acide (dont son homologue de synthèse dispose d’un statut légal de médicament) détient en effet des vertus antivieillissement bien connues des dermatologues. Certes, elle est efficace, mais ses effets secondaires sont loin d'être anodins : irritations, érythème sévère, sécheresse de la peau... Fréquence d'application et dosages nécessitent donc un ajustement au cas par cas. Aujourd'hui, différentes formes plus légèrement dosées, mieux tolérées, sont préférées, quoique toujours assorties d'un ensemble de contre-indications. En cosmétique, c'est l'idée de sa conversion possible en vitamine A acide au sein de la peau qui auréole la vitamine A de tant d'attrait. Le rétinol et ses esters (censés se transformer en acide rétinoïque au cœur des kératinocytes) ne semblent pas avoir les inconvénients des rétinoïdes et offrent des bénéfices sur le renouvellement cutané, contribuant à augmenter l'épaisseur de l'épiderme vivant. Ils améliorent également l’élasticité et la qualité du derme, inhibant par exemple les métalloprotéinases délétères qui dégradant la matrice collagénique. En surface, le microrelief cutané est restauré, la peau semble plus jeune.

Une vitamine pas facile à formuler

​Particulièrement instable à la lumière et à l'oxygène, la vitamine A est rapidement dégradée. De nombreuses études et expériences ont été conduites pour optimiser sa stabilité et de fait son efficacité. Le clivage entre formes inefficaces et formes réellement actives réside en effet dans l'art et la manière de stabiliser cette molécule, afin de concilier efficacité et tolérance. Une équation difficile dans la mesure où la vitamine A, du fait de son métabolisme, reste légèrement irritante à partir d'une certaine dose. Difficultés de stabilité et risque d’irritation plus ou moins maitrisés, certains laboratoires choisissent maintenant de se tourner vers des substances dites « retinol-like » puisées dans les mondes végétal, minéral ou marin. En présentant les mêmes effets biologiques, ces ingrédients revendiquent une activité tout aussi intéressante et ciblée que celle du rétinol, sans en avoir les inconvénients !

Héma’Tîte®, l’alternative

Ultra actif, le rétinol présente des points faibles de taille : sa difficulté à être stabilisé et son potentiel irritant, notamment pour les peaux sensibles. Est-ce le prix de la performance ? Plus maintenant : Héma’Tîte® est aussi efficace que le rétinol… la douceur et une touche de glam en plus !


Action rétinol-like
Actif d’origine minérale, Héma’Tîte® offre en effet des propriétés proches de celles du rétinol démontrées par une batterie complète de tests :
- Stimulation de la synthèse de collagène (tests in vitro + étude ex vivo à 1%)

- Restructuration de la peau en surface et en profondeur (étude ex vivo sur explants de peau)
- Lissage des rides (étude in vivo de 28 jours sur les rides de la patte d’oie)
Son action rétinol-like a même été comparée à celle d’une référence star du marché de l’anti-âge à base de rétinol+zinc. Les résultats parlent d’eux-mêmes : les bénéfices sont équivalents d’un point de vue qualitatif (augmentation de l’épaisseur de l’épiderme + régénération de la matrice extracellulaire), voire supérieurs en quantitatif.


Utilisation ultra-safe

Héma’Tîte® est adapté à toutes les peaux, même les plus sensibles. Les tests ex vivo ont démontré que, contrairement au rétinol, il est bien toléré et respecte la morphologie des cellules (pas de phénomène d’acanthose : augmentation anormal du volume cellulaire).

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