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Peaux asiatiques : quelles spécificités ?

Légende ou réalité ? Les peaux asiatiques prises sous un angle biologique seraient-elles si différentes des peaux caucasiennes, les obligeant à recevoir des soins spécifiques...? A vrai dire, si les signes cliniques du vieillissement sont les mêmes pour toutes les peaux, leur amplitude et leur ordre d’apparition diffèrent, tout comme leur importance au regard des cultures et idéaux de beauté des consommatrices.

Mille et une carnations

D'un pôle à l'autre de l'Asie, il n'existe pas UN type de peau asiatique mais une multitude, avec des gradients de couleur allant de la plus claire à la plus sombre. Si les peaux asiatiques sont indéniablement plus « jaunes » que les peaux caucasiennes, elles présentent une grande variabilité selon les territoires et la latitude, allant d'une tonalité très pâle, comme en Corée ou au Japon, à une apparence ultra-foncée, comme en Thaïlande, dans le sud de la Chine ou en Inde.
Mais quelque soit leur teinte, toutes sont pénalisées par un manque d'éclat. Cette problématique s’accentue avec l'avancée en âge, quelles que soient les ethnies concernées. En effet, la composante jaune s'intensifie au fil des années, sans qu'il y ait pour autant de variation de la composante rouge, le ternissement du visage virant alors vers le grisâtre.
Les femmes asiatiques sont globalement très préoccupées par leur teint, souvent terne et à la carnation peu homogène. La plupart d’entre elles rêvent d'une peau claire, nette, respirant la fraîcheur, "transparente comme de la glace", passeport essentiel vers la beauté absolue.

L’obsession des taches

Les centaines de millions de visages d’Asie sont ainsi particulièrement touchés par les taches d'hyperpigmentation. Même dans les régions les moins ensoleillées, les femmes chinoises par exemple présentent une répartition pigmentaire hétérogène, corrélée à la présence de grains de mélanine de tailles diverses, tantôt isolés, tantôt agrégés. La clarté de leur teint est ainsi souvent altérée par des irrégularités de couleur et des ponctuations brunes. Quelques heures de lumière solaire reçues chaque jour durant l'enfance et l'adolescence suffiront à la plupart pour se voir marquées précocement de lentigo actinique, leur carnation évoluant rapidement vers une tonalité plus foncée.
Chez les femmes asiatiques, la mélanine se répartit à mi-chemin entre la partie vivante de l'épiderme et la couche cornée, se logeant dans des mélanosomes assez gros.
Les zones photoexposées présentent plus de dépôts de mélanine affleurant en surface - comme c'est le cas au niveau des joues par exemple chez les Japonaises. Cette répartition mélanique particulière (sans doute liée à une adaptation génétique) a l’avantage d’offrir un effet-écran relatif vis-à-vis du soleil mais en contrepartie conduit à des taches inesthétiques très tôt dans la vie et masque le réseau microcapillaire irriguant la peau. Ce qui peut notamment expliquer en partie le peu de composante rose apparente de ces visages.
Certaines marques se sont d’ailleurs positionnées sur cette problématique de "rosy glow" avec des gammes dédiées, associant même parfois la couleur rose des plantes dont sont extraits les actifs à cette revendication (ex. grenade, pivoine…). Cela ne signifie pas que l’idéal de teint de porcelaine est mort en Asie, bien au contraire, mais il se nuance maintenant de teintes rosées. La blancheur parfois blafarde laisse place à une clarté doublée d’un effet bonne mine très attendue des consommatrices.

Un vieillissement plus lent ?

Différentes études montrent bien que le vieillissement cutané chez les femmes asiatiques et chez les femmes européennes ne se traduit pas tout à fait de la même manière. Mais contrairement aux idées reçues, du fait de leur exposition à l’environnement, visages, cous et décolletés asiatiques peuvent se marquer aussi bien de rides sévères que de taches de pigmentation. La chronologie de leur installation est simplement différente (cf. tableau ci-dessous). Chez les populations asiatiques, il y a d'abord apparition de troubles pigmentaires localisés, suivie par la suite des autres marques typiques de l’âge (rides, relâchement, jaunissement...).
Si les rides marquant le visage des femmes françaises évoluent de manière linéaire, en revanche, le processus de vieillissement chez les femmes chinoises s'accélère très nettement entre 40 et 50 ans. Alors que les visages caucasiens se marquent en général d'abord de fines rides au niveau des pattes d'oie et des joues, les visages asiatiques pour leur part, du fait d'une peau plus épaisse, se voient creusés par des rides plus profondes au niveau des pattes d’oie, du front et de la bouche.

Le saviez-vous ?

Il a été démontré (chez les Chinoises) que les peaux asiatiques présentent une bonne capacité « d'auto-réparation », supérieure à celle des peaux caucasiennes, sans dommages rémanents sur l'ADN cellulaire. Cette capacité de protection n'est pas seulement liée à la couleur de la peau, mais aussi à des facteurs d'ordre interne et externe influençant la réponse aux UV. D'ailleurs la composante sombre des peaux asiatiques n'est pas directement corrélée à leur phototype.

 

Effet barrière et sensibilité

Si les peaux asiatiques et les peaux caucasiennes présentent une perte insensible en eau similaire, une teneur en céramides intercornéocytaires voisine, leur fonction barrière épidermique est différente. Plus faible chez les premières, du fait sans doute d’un stratum corneum plus mince et d’une cohésion cellulaire moindre, elle peut expliquer leur relative fragilité face aux stress environnementaux et à l'excès de pollution.
Les peaux asiatiques sont aussi dotées de glandes sébacées peu nombreuses, avec une tendance à "l'hyper-sécheresse" sur certaines zones, accentuant leur aspect terne. De fait, nombre de femmes en Asie présentent un épiderme délicat, exprimant une ultra- réactivité aux moindres contacts et surtout aux agressions extérieures. Leur mode de vie de plus en plus urbain laisse donc de belles perspectives en cosmétique bouclier, anti-pollution et apaisante.
 

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