Peaux et activité /

Objectiver l'éclat

Multifactoriel, l’éclat du teint résulte de plusieurs composantes :
  • la réflexion de la lumière, dépendante de la régularité du relief cutané, de la finesse du grain de peau et du taux de sébum,
  • la couleur de la peau, liée quant à elle à la pigmentation et à la vascularisation.
Signe physique perçu au premier coup d’œil, le teint est souvent le reflet d’un état général tant physique que psychique. Il peut traduire un état émotionnel, nutritionnel, ou encore révéler la fatigue, le stress, le tabagisme…Un teint éclatant sera synonyme de bonne santé, d’équilibre et de bien être.
S’agissant donc d’une revendication aux causes biologiques et physiologiques multiples, mais essentiellement liée à une perception visuelle, l’objectivation de l’éclat du teint se fait uniquement in vivo. Plusieurs méthodes sont ensuite disponibles pour l’évaluer et mesurer ses différentes composantes (couleur, texture, luminosité…).

L’autoévaluation et le scorage

Il s’agit d’une analyse sensorielle visuelle réalisée soit par un dermatologue (scorage dermatologique), soit par les panélistes eux-mêmes (autoévaluation). L’évaluation de chacun des critères est réalisée le plus souvent sur la base de scores cliniques en X points (9 ou 10 généralement). Ce barème de cotation définit ainsi, plus ou moins précisément, le critère évalué (intensité, caractéristique particulière pour chaque score).
Les critères les plus couramment utilisés pour l’évaluation de l’éclat du teint sont entre autres : l’aspect bonne mine, l’homogénéité du teint, la couleur des pommettes, l’aspect lisse de la peau, la finesse du grain de peau, la notion d’éclat…

La méthode CLCT

Cette méthode standardisée est elle aussi basée sur une analyse sensorielle visuelle, réalisée par un juge entrainé (esthéticienne, dermatologue).
Sont analysées :
  • la Couleur de la peau, définie par l’évaluation des 4 nuances caractérisant les peaux caucasiennes (un nuancier caractérisant les peaux asiatiques est égelement disponible) : beige, olive, rose-rouge, rose clair. Chacune de ces nuances est déclinée en % de saturation afin d’établir un nuancier.
  • la Luminosité, qualifiée par l’intensité des « taches de lumière » sur les zones saillantes du visage (front, pommettes).
  • la Clarté, résultante de l’uniformité de la couleur de la peau et de la régularité de sa texture,
  • la Transparence, reflétant la finesse de la peau. 

La glossimétrie

Utilisée notamment dans le domaine du maquillage, cette technique mesure la réflexion de la lumière, aussi bien la réflexion spéculaire (lumière directement réfléchie par la surface) que diffuse (absorbée en partie par la peau et partiellement réfléchie).
Dans le cadre de l’éclat du teint, les mesures sont réalisées au niveau du front et des pommettes.
La glossimétrie permet ainsi d’évaluer la capacité de la peau à réfléchir la lumière, une caractéristique indissociable d’un teint éclatant.

La colorimétrie (chromamétrie ou spectrocolorimétrie)

La colorimétrie permet l’étude des paramètres L* (Luminance), a* (axe rouge-vert) et b* (axe jaune-bleu), qui sont couramment utilisés pour qualifier la couleur d’une surface.
Cette technique est utilisée pour diverses revendications où ces facteurs sont en jeu : éclat mais aussi anti-rougeurs, anticernes, autobronzant, éclaircissant…

L’analyse d’images

Suite à l’acquisition de photographies numériques haute résolution en lumière normale, ou polarisée croisée afin d’"éliminer" la brillance, une analyse de ces images est réalisée à l’aide de logiciels spécifiques, afin de convertir les données de l’image en paramètres L*, a* et b* et de pouvoir acquérir des critères relatifs à l’homogénéité de couleur et de texture.

Le laser doppler

Cette technologie est utilisée pour qualifier et quantifier la microcirculation. Le paramètre mesuré est la perfusion sanguine, correspondant au produit de la concentration des hématies en mouvement par leur vitesse moyenne. Une stimulation de la microcirculation se traduit par une augmentation de la perfusion sanguine.
Cette méthode ne s’attache pas à mesurer directement l’éclat mais la microcirculation, ayant une incidence non discutable sur la couleur de la peau et son état général (via la nutrition, l’oxygénation…).

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