Peaux et activité /

Objectiver le bien-être

Parfum bienfaisant et apaisant, maquillage boosteur d’attractivité, massage source de plaisir et de relaxation, mise en beauté permettant de gagner en confiance en soi… En influençant nos cinq sens, la cosmétique offre un impact positif indéniable vis-à-vis de la perception de soi et des relations aux autres… bref, sur le bien-être global. Comment ce lien peut-il être mis en évidence et évalué, pour mieux l’influencer ?
 

Un lien indéniable entre bien-être et beauté

La santé est définie comme un état de complet bien-être physique, mental et social -et non comme la seule absence de maladie ou d’infirmité. Or la cosmétique influence notre apparence (impact physique), l’image de soi (mental) et nos relations aux autres (social). On peut donc en conclure qu’elle participe pleinement au bien-être global.
Les femmes (notamment dans les élites) avaient compris, et ce depuis la nuit des temps, ce lien entre cosmétique, esthétique et bien-être. La présence de préparations cosmétiques, retrouvée à travers l’histoire de différentes civilisations, montre que les femmes avaient pressenti qu’accéder à la beauté permettait d’augmenter leur attractivité, de modifier le jugement social, et donc de développer leur bien-être ainsi que leur influence.
Des recherches plus récentes l’ont montré depuis : l’attractivité d’un visage (notamment grâce au maquillage) a un impact positif au niveau émotionnel et social (personnalité, estime de soi, relation aux autres…), tandis que les altérations du visage (ex. hyperpigmentation, rosacée, dermatite atopique, acné…) ont un impact négatif sur ces paramètres et engendrent un niveau de stress équivalent à des pathologies telles que le diabète, l’asthme ou l’épilepsie.
Aujourd’hui, les avancées et la sophistication des techniques métrologiques permettent d’évaluer ce lien. Le but ultime pour les marques étant de l’influencer…
 

L’évaluation du bien-être

Le bien-être étant une condition physique et mentale ressentie par une personne, la manière la plus évidente de l’évaluer reste les questionnaires qui permettent de verbaliser le contenu mental. Ceux-ci peuvent être liés de différentes natures, plus ou moins complets (questionnaires, tests cognitifs, association implicites, text mining…). Les questionnaires du type Beauty Quality Of Life ont, par exemple, été spécifiquement développés pour évaluer l’impact bien-être des cosmétiques. Elaborés autour d’un wording très travaillé, ces listes de questions explorent l’impact des produits de beauté sur les 5 dimensions de la qualité de vie : la vie sociale (liée à la famille, l’entourage, les émotions ressenties…), la confiance en soi, l’humeur (stress, joie, satisfaction, motivation…), l’énergie (fatigue, activité physique…) et attractivité (séduction, vitalité, jeunesse…).
Les questionnaires subjectifs ont d’autant plus d’intérêt lorsqu’ils sont couplés à d’autres méthodes. Par exemple à une étude sensorielle pour l’évaluation de rouges à lèvres : les résultats ont alors permis de mettre en évidence que certains critères, comme le glissant, la brillance et la douceur, améliorent les émotions liées à l’expérience produit (facilité d’utilisation, sérénité) mais aussi au rendu (séduction, bonheur, énergie, amour…).

Du déclaratif à l’inconscient

Si interroger des panélistes est l’une des méthodes les plus répandues, elle peut sembler presque simple, voire pleine de biais, à certains scientifiques pointus. Des chercheurs se sont donc penchés sur les émotions générées par les produits de beauté à la source, au cœur même du lieu où elles sont générées : notre cerveau ! L’imagerie cérébrale a en effet pu mettre en évidence ce lien entre cosmétique et bien-être, en aromachologie par exemple pour étudier le pouvoir du parfum sur nos émotions ou notre niveau de bien-être. Côté toucher, il a été démontré par IRM que l’application d’un produit cosmétique stimule les zones du cerveau reliées aux sensations de plaisir, aux émotions et à l’imagination. Ce sont également des études de ce type qui ont mis en évidence la capacité de notre cerveau à évaluer un visage en termes d’attractivité, mais aussi d’évaluation sociale et de jugement moral.
 

Quand notre corps nous trahit…

Nos yeux, nos expressions faciales ou d’autres critères plus subtils, comme le rythme de notre respiration, sont autant de signes extérieurs qui trahissent nos émotions. Les spécialistes des mesures d’efficacité ont ainsi développé des instruments et méthodes permettant de capter ses signes extérieurs (vidéos, eye tracking…). Ces signaux peuvent être de deux natures : expressifs (études des postures, de la vocalisation, du mouvement des yeux…) ou physiologiques (mesure de la dilatation des pupilles, de la température cutanée, du rythme cardiaque…). Ainsi par exemple, des consommatrices ont été filmées en train d’appliquer plusieurs rouges à lèvres. L’étude de leurs expressions a permis de mettre en évidence qu’un manque de glissant et une légère sensation de collant accentuaient les mimiques négatives, signes de déception et de désagrément, tandis qu’une texture fondante, glissante et laissant les lèvres souples entrainait les femmes à se regarder et sourire d’avantage devant le miroir.
 

Une stratégie marketing pour demain ?

Suivre comment la variation de certains critères sensoriels impactent nos émotions, influencer le consommateur dans son expérience bien-être en combinant différents facteurs (parfum, couleur, texture…), s’assurer d’une signature émotionnelle de la marque, repérer et orienter ce qui attire le regard des consommateurs, choisir les égéries en fonction de leur attractivité… le champs des possibles lié à l’évaluation des émotions est extrêmement large et étendu, et sera très certainement source de différenciation entre les produits de demain.
Sources : Spincontrol, Archdermatol, British Journal of Dermatology, Observatoire des Cosmétiques
 

Un bien-être immédiat

Si un impact positif sur le bien-être est recherché pour la plupart des produits de beauté, il sera d’autant plus important et primordial pour convaincre les consommateurs quand il fait défaut. Retrouver du confort chez les peaux matures, apaiser les irritations et sensation déagréables chez les peaux sensibles… sont autant de points cruciaux pour attendre le véritable bien-être cutané. Nouvelle génération d’émulsionnant permettant de formuler des soins aux nombreux bénéfices, Emulium® Mellifera a démontré son impact positif sur le bien-être cutané dans toutes les études in vivo conduites sur cet ingrédient. La dernière en date a même prouvé sa capacité à apaiser les peaux sensibles de façon immédiate : appliqué juste après un composé « agressif » (l’acide lactique), il permet d’atténuer le niveau de réactivité et les désagréments induits (irritations, échauffements, picotements…). L’utilisation régulière de la même crème, formulée avec 4% d’Emulium® Mellifera, a même permis de diminuer le seuil de réactivité des panélistes en comparaison au début de l’étude. Les peaux réactives touchent enfin le bien-être du bout de leur peau !

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