Peaux et activité /

Le pore dans tous ses états

Les pores cutanés semblent faire l'objet d'un surcroît d'attention de la part des marques. Mais en les associant de plus en plus au grain de la peau, celles-ci pensent-elles à la même chose que les femmes ?

Grain de peau parfait : kesako ?

A vrai dire, quelque chose d'assez diffus. Le "grain de peau affiné" englobe tant les irrégularités de texture, tous ces petits "trous" plus ou moins visibles que l'on a du mal à définir, les aspects de surface trop granuleux, que les réels pores structurels de la peau. Après l'apparition des premiers Pore Refiner ou Minimizer, qui concernaient clairement les peaux mixtes et grasses, l'attention des marques portée à la sublimation du grain de peau, a effectivement fini par générer des concepts à part entière de produits plus généralistes. Sérums "correcteur peau parfaite", "créateur de peau idéale" ou "correcteurs fondamentaux rides-pores-homogénéité"..., sont ainsi dédiés à l'obtention d'une peau "zéro défaut", avec un focus marqué sur l'amélioration des pores cutanés. Le nec plus ultra auquel toute femme aspire !

Le pore, mode d’emploi

Interface d'échanges entre notre "intérieur" et le monde extérieur, la peau est ponctuée d'une multitude d'orifices microscopiques, des millions de pores correspondant aux ouvertures à la surface tant des glandes sudoripares que sébacées. Aidant à la régulation de la température corporelle, les pores sudoripares arrosent régulièrement la peau de petites perles de sueur constituée d'environ 99 % d'eau, mais aussi de traces de sels, d'acides aminés et de graisses. Quant aux pores pilosébacés, ils servent à excréter le sébum produit par la glande sébacée attenante à chacun des follicules pilosébacés. Ces pores se répartissent à raison de 500 à 900 par cm² de peau, leur densité étant maximale sur la ligne médiane du visage : ailes du nez, front, menton. Contribuant à la texture de la peau, l'état de ces orifices microscopiques (principalement pores pilosébacés) a une incidence primordiale sur la qualité de surface. Mais comment évaluer leurs taille, aspect, modifications sous l'influence de cosmétiques ? La remarquable évolution des technologies d’imagerie rend aujourd'hui possible l'analyse des plus infimes détails cutanés, ainsi que leur quantification avant et après un traitement adapté. Une caméra haute résolution peut ainsi réaliser une radioscopie de tous les micro-défauts de texture et de couleur de l’épiderme, sur une zone parfaitement repérée ou sur l'ensemble du visage et les restituer en images numériques. Grâce à un logiciel relié, le nombre, l'intensité, la surface de tous ces détails épidermiques peuvent être calculés. Ceux-ci peuvent être complétés par des scorages réalisés par des experts dermatologues, s'appuyant sur des atlas cliniques (des séries de photographies représentatives prises dans des conditions standardisées).

Pores dilatés ou resserrés, est-ce une réalité ?

Du fait de la libération de sébum en flux quasi-continu par une multitude de glandes sébacées, très vite l'état de surface de la peau peut se trouver déséquilibré. Outre l'apparition de plages "grasses", luisantes -prioritairement sur la zone T du visage-, l’excès de sébum encombre les pores, les canaux sébacés s'en trouvant élargis. Puis vient s'y ajouter parfois des troubles de la kératinisation de l’infra-infundibulum folliculaire - zone où la glande se relie au follicule pilosébacé. A ce stade, la kératose qui se développe autour des orifices folliculaires favorise leur rétrécissement, d'où rétention de sébum : les "bouchons" formés par le mélange de sébum, de débris cellulaires et de microorganismes, font toutefois paraître les pores plus gros, donc plus visibles. Ces "microkystes" ou comédons fermés évoluent ensuite en "points noirs" par oxydation à l’air. Les glandes sébacées étant sous dépendance hormonale, ces phénomènes s'intensifient à certaines périodes - puberté, pré-ménopause. D’autres facteurs, extérieurs eux, influencent également la qualité de surface : pollution de l'air ambiant, tabac, épisodes stressants, vie trépidante, alimentation désordonnée... Mais indépendamment de cela, la taille et la quantité des glandes sébacées, ainsi que la grosseur des follicules et pores sébacés sont déterminées génétiquement. Certaines femmes seront plus sujettes d'emblée aux pores d'apparence "dilatée", et au grain de peau imparfait. A noter, les peaux asiatiques ont les plus petits pores, tandis que les peaux noires sont sujettes à de nombreuses affections cutanées en relation avec leurs pores. Par ailleurs, une étude dermatologique sur des groupes de sujets d'âge différents a permis de montrer que les pores pilosébacés s'élargissent avec l'âge, ou bien ont tendance à se combler de kératine.
 

Stratégie d’action « anti-pore »

Pour lisser, estomper les pores, homogénéiser et affiner le grain de peau, plusieurs actifs sont privilégiés : les exfoliants et peelings doux (types AHAs), les kératorégulateurs (tels les dérivés salicylés ou les rétinoïdes), les desquamants (qui interviennent sur les protéases lysant les attaches intercornéocytaires) les astringents, ainsi que des tenseurs pour resserrer la trame cutanée. Dans le cas des peaux mixtes à grasses, des séborégulateurs entrent en jeu, ainsi que des substances purifiantes et assainissantes, voire bactéricides.
C’est le cas de CytobiolTM Iris A², testé à 5% sur ce type de peau présentant pores dilatés et imperfections. Son objectivation (mesures Visioface®, acquisition d’images HD avant/après, scorage d’auto-évaluation) a notamment montré qu’il resserre les pores pour un grain de peau plus fin, une peau plus lisse, un teint plus homogène. Cette action combinée à une correction des imperfections et de la brillance permet aux peaux mixtes à grasses de n’avoir plus rien à cacher !

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