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La glycation en 4 questions

Lorsqu’on parle de vieillissement, une problématique revient régulièrement sur le devant de la scène : la glycation. Evoquée pour la première fois dans un produit cosmétique vers la fin des années 90, la lutte contre ce processus naturel reste d’actualité et est aujourd’hui encore un axe majeur dans la bataille contre le vieillissement. Quelques explications pour comprendre et combattre cette réaction chimique qui détériore peu à peu notre peau.

1.  La glycation, qu’est-ce que c’est ?

La glycation est une réaction naturelle qui se produit entre les sucres et les protéines de notre organisme. De cette réaction chimique résultent des complexes appelés AGE ou PTG qui sont une des causes majeures du vieillissement.
Au niveau de la peau, les cibles principales de cette transformation sont les protéines-clés du derme : collagène et élastine, qui sont progressivement « rigidifiées » par la fixation des sucres. La formation des PTG est une réaction non-enzymatique que l’on peut diviser en trois étapes :
  1. La réaction est initiée par la condensation entre un sucre réducteur et le groupe amine d’un acide aminé d’une protéine. Cette réaction aboutit à la formation de produits précoces de glycation (base de Schiff) qui sont instables et réversibles.
  2. Les bases de Schiff subissent un réarrangement intramoléculaire, appelé réarrangement d’Amadori, pour former des produits intermédiaires stables de glycation.
  3. Une succession de réarrangements et de réactions de déshydratation/condensation polymérisent les produits intermédiaires pour former irréversiblement les PTG.
Selon les conditions de la réaction (concentration et nature des sucres, teneur en eau…), les PTG formés seront différents, présentant des effets délétères multiples et variés sur la peau.
 

2.  Quels effets sur la peau ?

Au niveau de la peau, la glycation est considérée comme un des principaux facteurs de vieillissement, la transformation des protéines en AGEs modifiant profondément leurs propriétés.

Au niveau du derme

Les protéines de la matrice extracellulaire (collagènes de type I, III, IV, fibronectine, laminines, élastine), qui ont un taux de renouvellement lent, y sont particulièrement susceptibles. « Rigidifiés » , les PTG affectent les interactions matricielles et l’assemblage des réseaux macromoléculaires altérant ainsi les propriétés mécaniques de la peau. De plus, résistant à la dégradation, le collagène glyqué n’est pas éliminé et n’est pas remplacé par du collagène néosynthétisé, diminuant ainsi globalement la qualité des fibres dermiques. Autre cible de ce phénomène : le fibroblaste. Certains PTG s’agrègent autour de son noyau et diminuent ses capacités contractiles, pour un réseau dermique moins dense.

Au niveau de l’épiderme

Les PTG s’attaquent aux kératinocytes, altérant leur mobilité et leur prolifération. Les dernières études tendent également à prouver une action néfaste de la glycation sur les interactions dermo-épidermiques, et notamment sur la différenciation terminale de l’épiderme.

Glycation et stress oxydatif

De récentes recherches ont établi de nombreux liens entre glycation et stress oxydatif. Les protéines glyquées, plus sensibles à l’oxydation, ont par exemple la propriété de produire des espèces réactives de l’oxygène, dangereuses pour notre peau. Lorsque les protéines sont modifiées par des réactions d’oxydation liées à la glycation on parle de glyco-oxydation. Dans le cas où les modifications des protéines font intervenir des composés à fonction carbonyle issus de la peroxydation lipidique on parle de lipo-oxydation.

Des interactions délétères

Les PTG exercent leurs effets nocifs sur la peau par leurs propriétés biologiques per se mais ils interagissent également avec des récepteurs spécifiques : les RAGEs (Receptor for AGE). Exprimés notamment par les kératinocytes et les fibroblastes, ces récepteurs induisent signaux inflammatoires, stress oxydatif ou encore apoptose cellulaire.

3.  Quelles en sont les causes ?

Bien que le taux de PTG circulant soit génétiquement déterminé, les facteurs environnementaux influencent aussi beaucoup leur formation.
L’exposition solaire, le tabac ou encore la pollution, en tant que sources de radicaux libres, vont favoriser la glycation. En effet, le stress oxydatif est certes une conséquence de ce phénomène mais aussi une de ses causes, les espèces réactives de l’oxygène étant des précurseurs de certains PTG.
L’alimentation a, elle aussi, un rôle à jouer. Des études ont démontré que les cuissons à haute température, les grillades, les sucreries et les graisses en grande quantité provoquaient la production de molécules glyquées par l’organisme. Mais attention aux raccourcis ! Le sucre que nous ingérons n’est pas le sucre qui est disponible dans notre organisme.
Enfin, certaines maladies vont favoriser un vieillissement prématuré de la peau. C’est le cas du diabète par exemple. Le taux de sucre dans le sang étant plus élevé, la formation et l’accumulation d’AGE est plus importante chez les malades.

4.  Quelles stratégies pour l’éviter ?

Si une hygiène de vie contrôlée semble indispensable pour limiter certains facteurs de risques au niveau de l’organisme, la cosmétique a son rôle à jouer pour contrer la glycation au niveau cutané.
Pour cela, plusieurs stratégies sont possibles.
La première : la prévention. Il existe ainsi des ingrédients capables d’empêcher le phénomène de glycation et de protéger les protéines cutanées. Certains sont capables de réagir sur les sites protéiniques  protéiques plus rapidement que le glucose, d’autres bloquent l’attaque des sucres ou encore empêchent la formation des « ponts » entre les molécules responsables de la rigidification du réseau.
La deuxième : la réparation. Certains ingrédients proposent une approche plus curative en « dé-glycant » les molécules. Autre possibilité : la détoxification de la peau en rendant possible l’élimination des protéines glyquées.
 

Zin’Cîte, protection minérale contre la glycation

Indispensable au bon fonctionnement de l’organisme, le rôle du zinc a été clairement démontré dans la protection de la peau contre la glycation. Remontant à la source, Gattefossé a développé une technique permettant d’extraire le zinc du monde minéral. Ainsi est né Zin’Cîte® : extrait liquide issu de smithsonite, une pierre naturellement riche en zinc.
Son potentiel anti-glycation a été démontré in tubo par la quantification des PTG produits après réaction de protéines avec le glucose. Ce taux a été quantifié par la mesure de fluorescence d’une solution de BSA (Bovine Serum Albumin) après 7 jours d’incubation avec du glucose, en absence et présence de Zin’Cîte®.


 
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